Le vent s’est levé
Dans l’air immobile
Sans passé sans mémoire
Le vent a pris un chemin
Entre les murs
Entre les toits
Au-dessus de la ville
En direction de la mer
Le vent m’a pris
Dans ses bras
Dans son souffle puissant
Dans sa tour de bruits
Dans son tourbillon d’odeurs
Je ne pèse plus rien
Je vibre comme un gong
Je suis un songe tibétain
Le froid glacial andin
Et l’haleine rouge dans le désert
Je n’existe plus en chair
Je vole libre
Ma tête explose
Des milliards de papillons
Mordorés et odorants
Cachés au plus profond
Dans la traîne du temps.
Stéfane P





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